Arnaud HOUTE

Agrégé d’histoire, Arnaud Houte est professeur d’histoire contemporaine à Paris IV (Sorbonne) et à Sciences Po. Il est membre du Centre de Recherche en Histoire du XIXe siècle (Paris I – Paris IV), co-responsable de l'axe Désordres, insécurité, gendarmerie, polices, armée au XIXe siècle. Il a notamment publié  : Le Métier de gendarme au XIXème siècle (Presses Universitaires de Rennes, 2010), Louis-Napoléon Bonaparte et le coup d'Etat du 2 décembre 1851 (Larousse, 2011), La France sous la IIIème : la République à l'épreuve (La Documentation Française, 2014) ou encore Le Triomphe de la République (1871-1914) (Seuil, 2014).

Il a publié de nombreux articles dans des revues historiques spécialisées et participé à des émissions sur l’histoire à France-Inter et France Culture

6 conférences (S. 1)

1 semaine sur 2 le vendredi de 15h à 16h30

HIS 30

Les grandes peurs de la « Belle Époque » (1880-1914)

 

La « Belle Époque » ne fut pas un âge d'or mais connut des angoisses, en arrière-plan des progrès, et une peur profonde du changement. Epidémies, menaces de guerres, meurtres, accidents, nourrissent la presse et même le cinéma naissant. Les explorer, c'est aller à la rencontre d'une société... qui sut surmonter ses inquiétudes.

  • Accidents : de grandes inventions (l'automobile, la bicyclette), des réalisations remarquées (la Tour Eiffel, le métro), mais le risque de l'accident. Au temps du Titanic, comment vivre ces craintes ?

  • Épidémies : malgré Pasteur, et de considérables progrès médicaux, des maladies demeurent (la tuberculose, la syphilis) ou apparaissent. Comment fait-on la chasse aux microbes, « ces petits tigres invisibles » (Marcel Pagnol) ?

  • Catastrophes : l’explosion d’un volcan (Martinique, 1902), une crue historique (Paris, 1910), des températures extrêmes... La catastrophe s’impose encore et la nature n'est pas aussi maîtrisée qu’espérée à la fin du XIXe siècle.

  • Terrorismes : une bombe à la chambre des Députés, un président assassiné, des attentats (le roi d'Espagne ou le shah d'Iran). La violence politique n'a pas disparu à la fin du XIXe siècle (anarchistes, extrême-droite).

  • Crimes : c'est le temps des « Apaches », de la « bande à Bonnot », mais aussi la grande peur des « voleurs d'enfants ». Si le crime n'est pas plus dangereux qu'autrefois, la presse en amplifie considérablement l'écho : « l'insécurité est à la mode », écrit un journaliste, en 1907.

  • Guerres

Date de dernière mise à jour : 10/02/2022